Depuis le 3 janvier, amateurs de sandwichs SNCF et de café TGV, il va falloir patienter : l’interdiction de manger et de boire à bord des trains et avions intérieurs rebat les cartes de nos routines de voyage. Au nom de la lutte contre la progression du Covid-19, ces mesures bouleversent le confort à bord et imposent une nouvelle discipline… à coups de masques et de bon sens ! Mais que change cette interdiction, et y a-t-il vraiment de la place pour la nuance (et un biscuit discrètement grignoté) ? Décryptage et mode d’emploi.
Interdiction de grignotage : une pause forcée dans nos habitudes
Finis les petits quatre-heures improvisés et les chocolats partagés dans le wagon ! Depuis le 3 janvier, la restauration à bord des TGV et des vols intérieurs est suspendue. Exit donc la voiture-bar pour au moins trois semaines, qui ferme ses portes au même titre que la possibilité de croquer son sandwich ou de siroter une boisson chaude sous les néons du compartiment. L’interdiction ne concerne pas que les trains : Jean Castex, alors Premier ministre, a étendu cette règle à tous les transports collectifs, longue distance inclus.
La logique ? Freiner la progression de l’épidémie de Covid-19, tout en évitant les excès. On applique donc l’interdiction à tous les transports, mais aussi à d’autres lieux de vie collective : cinémas et enceintes sportives sont également privés de restauration jusqu’au 23 janvier inclus (au moins). Les amoureux de la collation devront donc repenser leur organisation : il devient indispensable de déjeuner ou de dîner… avant d’embarquer !
Des exceptions et du « discernement » : où sont les limites ?
Mais alors, doit-on se laisser dépérir de soif ou de faim durant tout le trajet ? Rassurez-vous, la SNCF promet une application « avec bon sens et discernement », bien consciente que sur les longs trajets, un besoin vital peut se faire sentir. Deux exceptions sont prévues :
- Vous pouvez « boire rapidement pour vous désaltérer », à condition de remettre le masque le plus vite possible.
- L’alimentation des personnes fragiles (personnes âgées, malades…) reste tolérée en cas de nécessité.
Jean-Baptiste Djebbari, alors ministre des Transports, l’a rappelé : si vous avez un besoin impérieux de boire ou de manger parce que vous êtes fragile (ou que votre physiologie réclame vraiment), retirez le masque, sustentez-vous vite… et couvrez-vous illico !
À noter : si l’offre de restauration disparaît dans les TGV français, elle est maintenue à bord des Eurostar et Thalys (trajets internationaux uniquement). Les férus de croissants en passant la frontière fileront donc sans frustration…
Avions : qui sera privé de plateau-repas ?
Les règles en vol suivent la même tendance, mais avec quelques nuances notables. L’interdiction de manger et boire ne s’applique qu’aux vols domestiques : bonne nouvelle si vous partez explorer l’Europe ou le vaste monde, les compagnies aériennes maintiennent leur service de restauration à bord !
Encore mieux : les vols longs-courriers entre la métropole et les territoires d’outre-mer ne sont pas concernés. Les plateaux-repas d’altitude et la tradition du « poulet ou poisson » résistent donc… pour le moment !
Le bonheur est (peut-être) dans la voiture… ou pas vraiment
Face à ces nouvelles contraintes, certains ironisent : la solution serait-elle de sauter dans sa voiture ou d’en louer une (diesel tant qu’à faire, pour le clin d’œil carbone) ? Au moins là, on peut boire, manger et – comme le glisse l’humour grinçant d’un voyageur – « polluer en même temps » !
D’autres, non sans causticité, imaginent un avenir radieux où chaque bouchée ou gorgée nécessiterait une attestation dérogatoire à remplir, masque sur le nez entre chaque action, histoire d’ajouter un soupçon de paperasse à nos trajets déjà corsetés.
En résumé :
- Interdiction de consommer aliments et boissons à bord des TGV et vols intérieurs depuis le 3 janvier (jusqu’au moins au 23 janvier).
- Deux exceptions : désaltération rapide et nécessité pour les personnes fragiles.
- La restauration à bord maintenue sur Eurostar, Thalys, vols internationaux et longs-courriers entre métropole et outre-mer.
Conseil pratique pour vos prochains déplacements : anticipez vos repas avant d’embarquer, gardez un brin d’humour face à ces petits chamboulements et, surtout, n’oubliez pas votre masque… mais laissez quand même la paperasse pour la prochaine réforme !

Victor Beaumont est un grand passionné de voyages et de mobilité, avec une affection toute particulière pour les trains. Depuis son enfance, il aime observer les locomotives, découvrir de nouvelles lignes ferroviaires et s’intéresser aux innovations qui transforment nos déplacements. Pour Victor, le voyage ne se résume pas à la destination : c’est l’expérience du trajet qui compte. Dans ses articles, il partage cette passion en proposant des idées pour voyager malin, comparer les moyens de transport et redonner au train la place qu’il mérite dans notre quotidien.





